Cookiebot vs CookieYes : quelle CMP choisir en 2026 ?

Ces deux CMP occupent le même créneau d’entrée de gamme et partagent le même modèle : la facturation par domaine. Cookiebot compte les sous-pages explorées par son scanner, de 7 à 90 € par mois et par domaine. CookieYes compte les pages vues, de 10 à 55 dollars par mois et par domaine, avec un plan gratuit à 5000 pages vues. Le choix se joue sur ce que compte chaque éditeur, pas sur le prix affiché.

Reste un point commun qui pénalise le même profil : dès que vous gérez plusieurs sites, les deux factures se multiplient. Ce comparatif prend les deux grilles réelles, puis ajoute une troisième colonne pour les agences et les groupes multi-sites.

  • Conforme RGPD & CNIL
  • Hébergé en France
  • Domaines illimités

Cookiebot vs CookieYes vs ConsentLab : le tableau comparatif

Grilles relevées sur les pages officielles en août 2026. CookieYes facture en dollars, ce qui ajoute une variation de change à la comparaison.

CookiebotCookieYesConsentLab
Prix de départ payant7 €/mois (1 domaine, 50 sous-pages)10 $/mois par domaine (100 000 pages vues)0 € (plan gratuit)
Unité de facturationSous-pages scannées, par domainePages vues, par domaineSessions, domaines illimités
Plan gratuit1 domaine, 50 sous-pages5000 pages vues/mois par domaine5000 sessions/mois, domaines illimités
Remise sur le volume de domainesOui, 15 €/domaine à partir de 4 en SmallNonSans objet, domaines illimités
Haut de gamme90 €/mois au-delà de 7000 sous-pages55 $/mois, pages vues illimitéesPaliers de sessions publics
Devise de facturationEuroDollar américainEuro
Google Consent Mode v2
Scanner de cookiesOui, réputé sur ce pointOui, nombre de scans limité selon le planOui, inclus
Hébergement des donnéesUnion européenneAWS, région non précisée publiquementFrance

Lecture rapide : CookieYes est plus généreux sur le trafic, Cookiebot plus solide sur le scan et facturé en euros. Les deux se paient par domaine, ce qui reste leur limite commune.

Sous-pages contre pages vues : ce que compte chaque éditeur

Cookiebot facture selon le nombre de sous-pages, c’est-à-dire le nombre d’URL distinctes que son scanner parcourt. Un catalogue e-commerce de plusieurs milliers de fiches produits atteint donc le palier Large ou XLarge, même avec un trafic modeste. La logique se comprend, puisque le scan est au cœur du produit, mais elle pénalise les sites profonds.

CookieYes facture selon les pages vues, avec un dépassement facturé à 0,30 dollar pour 1000 pages vues supplémentaires. Le nombre d’URL de votre site n’entre pas dans le calcul, seul le trafic compte. Un catalogue profond peu fréquenté s’en sort donc bien mieux, un média à forte audience beaucoup moins.

La règle pratique : comptez vos URL et vos pages vues mensuelles avant de comparer. Ces deux nombres, et non le prix d’entrée, déterminent lequel des deux vous coûtera le moins cher.

Le point commun qui coûte cher : la facturation au domaine

Les deux solutions comptent par domaine. Pour un site unique, la question reste théorique. Pour une agence qui équipe dix clients, elle devient la ligne principale du budget : dix abonnements, dix renouvellements, dix factures à refacturer.

Cookiebot atténue partiellement l’effet avec une remise à partir de quatre domaines, à 15 € par domaine au lieu de 30 € sur le plan Small. CookieYes ne prévoit pas de dégressivité de ce type. Dans les deux cas, le coût reste proportionnel au nombre de sites, sans lien avec la charge réelle de conformité, qui est la même sur un site de vitrine et sur un site à mille pages.

C’est précisément le point de bascule vers un modèle à la session. Notre page CMP en marque blanche pour agences détaille le fonctionnement multi-clients, et le comparatif Axeptio vs Cookiebot traite la même question côté volume de pages vues.

Hébergement et devise, deux critères souvent oubliés

CookieYes facture en dollars américains, ce qui ajoute une variation de change à un budget censé être stable, et une TVA appliquée en supplément. Sur un abonnement multi-domaines, l’écart de change devient visible d’une année sur l’autre.

L’hébergement mérite aussi une vérification avant signature. Cookiebot annonce un hébergement dans l’Union européenne. La documentation publique de CookieYes indique que son application est hébergée chez AWS, sans préciser la région : c’est une question à poser au commercial et à faire écrire dans le contrat de sous-traitance, puisque la réponse détermine si vous devez documenter un mécanisme de transfert.

Si le prestataire héberge hors Union européenne, il faut encadrer le transfert par des clauses contractuelles types ou par le Data Privacy Framework, et tenir cette analyse à jour. Sur des données de preuve de consentement, c’est une ligne de plus dans votre dossier de conformité.

La troisième colonne : sortir du comptage par domaine

ConsentLab facture aux sessions, sans jamais compter les domaines ni les URL. Le plan gratuit couvre 5000 sessions par mois avec des domaines illimités, ce qui suffit à équiper plusieurs petits sites clients sans rien payer. Les données sont hébergées en France, la facturation est en euros, Google Consent Mode v2 et Microsoft UET sont intégrés, et le scanner de cookies est inclus.

Sur la profondeur du scan automatique, Cookiebot reste une référence et nous ne prétendons pas le contraire. Sur le rapport entre le coût et le nombre de sites couverts, l’avantage nous revient nettement. Si vous partez de Cookiebot, notre page alternative à Cookiebot et le guide de migration couvrent la bascule, et le comparatif des meilleures CMP en 2026 situe les sept principales solutions du marché.

Questions fréquentes

Cookiebot ou CookieYes : lequel est le moins cher ?

Pour un seul site, CookieYes est généralement moins cher à volume comparable : son plan Basic est à 10 dollars par mois et par domaine pour 100 000 pages vues, quand Cookiebot facture 30 € par domaine et par mois en Premium Small pour 350 sous-pages, ou 30 € en Medium jusqu’à 3500 sous-pages. Attention toutefois : CookieYes facture en dollars, et les deux comptent par domaine.

Quelle différence entre sous-pages et pages vues ?

Cookiebot compte les sous-pages, c’est-à-dire le nombre d’URL distinctes que son scanner explore sur votre site. CookieYes compte les pages vues, c’est-à-dire le trafic réel. Un site de 200 pages avec peu de visiteurs coûte cher chez Cookiebot et peu chez CookieYes ; un site de 10 pages très fréquenté produit l’effet inverse.

Les deux ont-ils un plan gratuit ?

Oui, avec des limites différentes. Cookiebot propose un plan gratuit limité à 1 domaine et 50 sous-pages. CookieYes propose un plan gratuit à 5000 pages vues par mois et par domaine, avec 100 pages par scan et 5 scans mensuels. Les deux restent des plans d’essai pour un petit site, pas des offres de production pour un portefeuille.

Que se passe-t-il si j’ai plusieurs sites ?

La facture se multiplie dans les deux cas, puisque les deux comptent par domaine. Cookiebot applique une remise à partir de quatre domaines sur son plan Small, à 15 € par domaine au lieu de 30 €. CookieYes ne prévoit pas de remise de volume : chaque domaine se paie plein tarif. C’est le principal point de friction pour une agence.

Existe-t-il une CMP sans facturation par domaine ?

Oui. ConsentLab facture aux sessions, jamais aux domaines : le plan gratuit couvre 5000 sessions par mois avec un nombre de domaines illimité. Pour une agence qui équipe dix sites clients, l’écart avec un modèle au domaine devient rapidement significatif, et le mode agence permet de tout piloter depuis un seul tableau de bord.

Les deux sont-ils conformes à la CNIL ?

Les deux permettent de recueillir un consentement conforme s’ils sont correctement configurés : blocage des traceurs avant l’accord, refus aussi simple que l’acceptation, conservation de la preuve. La conformité ne dépend pas seulement de l’outil mais de son paramétrage, en particulier du blocage effectif des scripts tant que le consentement n’est pas donné.

Une facture qui ne se multiplie pas par le nombre de sites

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